| claire Assur
Assurance maladie et complémentaire santé : les propositions de l’UNSA pour améliorer la protec
L’UNSA a récemment présenté ses positions dans le cadre de la réflexion sur l’articulation entre l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et les complémentaires santé (AMC). Le syndicat défend un modèle de protection sociale plus solidaire, avec un meilleur accès à la mutuelle santé, une prévoyance renforcée et une politique de prévention plus efficace.
Faciliter l’accès à une complémentaire santé pour tous
L’UNSA souligne les difficultés d’accès à une complémentaire santé pour plusieurs catégories de Français : jeunes actifs, demandeurs d’emploi, personnes en insertion professionnelle ou encore retraités. Ces publics supportent souvent des cotisations élevées malgré des revenus modestes.
Pour limiter les renoncements aux soins, l’organisation propose une évolution de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), avec des cotisations adaptées au niveau de revenus. L’objectif est de rendre la mutuelle santé plus accessible et de réduire les inégalités face aux dépenses de santé.
Vers une prévoyance obligatoire pour tous les salariés
Aujourd’hui, la prévoyance obligatoire concerne principalement les cadres, notamment pour les garanties décès. L’UNSA estime que cette situation crée une inégalité entre salariés.
Le syndicat demande ainsi la mise en place d’une couverture prévoyance obligatoire pour l’ensemble des salariés, financée en partie par les employeurs. Cette mesure permettrait de mieux protéger les travailleurs face aux aléas de la vie : incapacité de travail, invalidité ou décès.
Renforcer la prévention santé en entreprise
Pour l’UNSA, la prévention santé manque encore de coordination en France. Le syndicat souhaite la création d’un pilotage national plus clair afin d’améliorer l’efficacité des actions de prévention.
Les complémentaires santé et organismes de prévoyance pourraient jouer un rôle plus important aux côtés de la médecine du travail et des partenaires sociaux. L’objectif est de développer davantage de dispositifs de prévention dans les entreprises et les administrations.
Maintenir un système de santé solidaire
L’UNSA s’oppose à une séparation entre les « petits risques » et les « gros risques » dans le remboursement des soins. Selon le syndicat, cette logique pourrait accentuer les inégalités entre assurés et fragiliser le modèle de Sécurité sociale solidaire.
Le syndicat rejette également l’idée d’un système « 100 % Sécu », estimant qu’une fusion totale entre Assurance Maladie et complémentaires santé pourrait déséquilibrer le financement du système de protection sociale.
À l’inverse, l’UNSA défend un modèle équilibré reposant sur la complémentarité entre Assurance Maladie obligatoire et mutuelles santé.
Une gouvernance de la protection sociale à réformer
Enfin, l’UNSA demande une réforme de la gouvernance des organismes de protection sociale. Le syndicat estime que les agents du secteur public et certaines organisations représentatives ne sont pas suffisamment pris en compte dans les instances de décision.
L’objectif affiché est de construire une gouvernance plus représentative des assurés et des cotisants, aussi bien dans le secteur privé que public.
Ce qu’il faut retenir
À travers ces propositions, l’UNSA défend une protection sociale plus accessible et plus équitable. Les débats autour de la complémentaire santé, de la prévoyance obligatoire et du financement de la Sécurité sociale restent au cœur des enjeux de santé en France.
Pour les assurés comme pour les entreprises, ces évolutions pourraient avoir un impact important sur les contrats de mutuelle santé et de prévoyance dans les prochaines années.