| claire Assur
Fatigue mentale dans l’assurance : un enjeu croissant de QVCT et de prévention des RPS
En 2026, les secteurs de la banque et de l’assurance affichent des indicateurs de qualité de vie et conditions de travail (QVCT) supérieurs à la moyenne nationale. Pourtant, une réalité plus discrète émerge : la montée de la fatigue mentale et des risques psychosociaux (RPS).
Selon une étude menée par Ipsos et Qualisocial, les salariés du secteur bénéficient d’un environnement professionnel favorable, mais restent exposés à une intensification du travail et à une pression cognitive accrue.
Assurance et santé mentale au travail : des indicateurs globalement positifs
Les professionnels de l’assurance déclarent :
- une bonne ambiance de travail
- des opportunités de développement des compétences
- des conditions de travail jugées satisfaisantes
Ces éléments contribuent à une QVCT élevée dans l’assurance, un facteur clé d’attractivité et de fidélisation dans le secteur.
Des signaux d’alerte sur les risques psychosociaux (RPS)
Malgré ces résultats, plusieurs indicateurs traduisent une dégradation progressive de la santé mentale au travail :
- 37,1 % des salariés ressentent un épuisement régulier
- 19,4 % présentent une santé mentale fragilisée
- 45,9 % manquent de temps pour eux-mêmes
Ces données confirment la présence de risques psychosociaux dans l’assurance, liés à l’organisation et à l’intensité du travail.
Organisation du travail et télétravail : un impact direct sur la charge mentale
Le développement du télétravail dans l’assurance améliore la flexibilité, mais ne réduit pas automatiquement les RPS. Au contraire, il peut accentuer :
- la fragmentation des tâches
- les interruptions fréquentes
- la surcharge informationnelle
Plus de 60 % des salariés déclarent ne pas pouvoir travailler sans interruption, un facteur clé d’usure cognitive.
Usure cognitive dans l’assurance : un risque émergent
Dans un secteur fortement digitalisé et encadré réglementairement, la charge de travail est de plus en plus mentale. Cette évolution favorise :
- la fatigue cognitive
- la perte de concentration
- le stress chronique
Cette usure cognitive constitue aujourd’hui un enjeu central de prévention des RPS dans l’assurance.
QVCT et assurance : un enjeu stratégique pour les entreprises
Pour les acteurs de l’assurance, améliorer la qualité de vie au travail ne suffit plus. Il devient essentiel d’agir sur :
- l’organisation du travail
- la gestion des priorités
- la réduction des interruptions
- la prévention des risques psychosociaux
Une approche proactive de la QVCT et des RPS permet de préserver la performance, l’engagement des équipes et la qualité de service client.
À retenir
- La QVCT dans l’assurance reste globalement élevée
- Les risques psychosociaux (RPS) progressent de manière diffuse
- La fatigue mentale devient un enjeu majeur
- L’organisation du travail est le principal levier d’amélioration